4 choses à savoir sur le concept d’écurie active

centre équestre

Publié le : 27 septembre 20215 mins de lecture

Si le cheval vit désormais selon des règles humaines qui lui imposent un mode de vie, d’alimentation et de logement préalablement définis, il n’en demeure pas moins un animal grégaire. Pour se rapprocher davantage de sa nature, les éleveurs ont développé puis l’année 2000 le concept de l’écurie active. Dans cet article, nous allons nous pencher sur les caractériels de cet hébergement et ses avantages.

1. Qu’est-ce qu’une écurie active ?

Si la plupart des écuries mettent en place des hébergements en pré ou en box ou des logements qui allient ces 2 solutions, ces approches se heurtent à leurs propres limites puisqu’elles séparent les cheveux de leurs semblables et les obligent à respecter des contraintes de déplacement et d’alimentation rigides. Des études sérieuses réalisées sur les principes, employés depuis longtemps dans un centre équestre, montrent que ces conditions d’élevage entraînent des répercussions conséquentes sur nos amis les bêtes désormais en proie à des dysfonctionnements comportementaux, des difficultés digestives et des troubles psychiques. Le principe d’écurie active vient apporter une solution efficace à cette problématique, en limitant le plus possible, les contrariétés subies par les chevaux. Il apporte des modifications au niveau du mode de vie.

En effet, grâce à cette nouvelle initiative, les chevaux ont désormais la possibilité de vivre en groupe et peuvent profiter des interactions avec leur espèce. L’écurie est alors divisée en plusieurs zones, chacune destinée à une fonction spécifique comme l’alimentation par exemple. De plus, les chevaux ont la possibilité de se déplacer en toute liberté en parcourant jusqu’à 15 mille mètres contre les 300 m habituels des écuries ordinaires.

2. Des zones d’alimentation parfaitement équipées

Alternative au box clos, le paddock permet aux juments, poulains et chevaux de jouir d’une grande liberté. Au niveau de l’alimentation, ces derniers reçoivent leurs repas à travers un émetteur accroché à leur cou. Ainsi, lorsque l’animal se rend à une zone d’alimentation à l’intérieur de l’enclos aménagé, un signal est immédiatement émis au système central permettant da distribution de nourriture. Comme vous pouvez le constater, on est bien loin des anciennes écuries avec 3 repas par jour à des figés. De plus, cela permet de limiter l’intervention des éleveurs et de fournir une quantité de nourriture adaptée aux besoins spécifiques de chaque cheval. Notez qu’il y a différentes configurations d’aires d’alimentation. Certaines accueillent un seul animal alors que d’autres sont susceptibles de recevoir un groupe d’équidés. Les distributeurs d’aliments concentrés sont réservés aux chevaux qui consomment de grandes quantités même si ce cas de figure est assez rare. La plupart mangent de très petites quantités réparties sur la journée.

3. Des zones de repos confortables

Les éleveurs doivent, au cours de leur carrière équestre, maîtriser la gestion de toutes les zones de l’écurie, en l’occurrence celle destinée au repos des chevaux. La réglementation exige de respecter certaines mesures soit 10 m2 pour chaque cheval. Ces zones sont, par ailleurs, équipées de matelas sur lesquels on peut s’allonger et profiter de moments de détente après les efforts effectués pendant la journée. Pour plus de confort, ces matelas ne sont jamais en paille, cette matière risquant de déranger l’animal. On préfèrera à la paille la mousse ou le caoutchouc qui seront ensuite couverts de sciures ou de copeaux. Les moyens employés pour créer un abri dans les normes s’apparentent aux règles de la pâture. De cette manière, les équidés se retrouvent perchés en hauteur, ce qui leur permet d’avoir un œil sur leur environnement tout étant à l’abri des intempéries. Pour offrir plus de tranquillité et de confort aux chevaux, le bâtiment est réparti en plusieurs salles. Ainsi, si un anima souhaite se retirer du groupe et s’isoler pendant un petit moment, il a la possibilité de le faire.

4. Des zones d’interaction sociale

Si la stabilisation des sols est nécessaire pour le confort des chevaux, l’interaction sociale l’est tout autant. Les activités équestres entre chevaux sont nécessaires pour l’équilibre émotionnel et psychique de cette espèce animale. Des aires extérieures sont alors aménagées, des aires dans lesquelles les chevaux peuvent jouer, rouler et décompresser en toute liberté. Par ailleurs, les éleveurs, conscients de l’importance d’introduire un nouveau membre progressivement au sein du groupe, mettent place une zone d’adaptation spécifique. Une autre aire est créée dans le but de permettre à ces nouveaux venus de s’accoutumer à leur environnement ainsi qu’aux équipements qui y sont présents comme les distributeurs de nourriture. Enfin, si un animal tombe malade, il doit être séparé du groupe : une zone de quarantaine est alors nécessaire dans une écurie active.

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